Toiture Vegetalisee

Le marché des toitures végétalisées est en pleine expansion, sollicité autant par les pouvoirs publics que par les particuliers. Ce véritable tapis végétal peut jouer un rôle crucial dans les grandes villes : 

réduction de la consommation énergétique liée à l’isolation du bâtiment captage de CO2 réduction de la pollution atmosphérique avec une amélioration de la qualité de l’air création de zones de biodiversité associables à des potagers urbains


      Cette technique de couverture se développe un peu partout dans le monde, faisant notamment de plus en plus d’adeptes au sein des administrations et des entreprises. Avec près de 10 % des nouveaux toits construits grâces aux techniques de végétalisation, l’Allemagne est l’un des pionniers en la matière depuis 1980. Les autres pays d’Europe ont développé les toitures végétales plus tardivement, vers la fin des années 90. Quant à l’Amérique, ces toitures vertes font l’objet d’un véritable boom depuis 2000. Un million de mètres carrés d’installations y ont été recensés en 2012. L’Asie n’est pas en reste, la ville de Tokyo exigeant par exemple que toute construction de plus de 10 000 pieds carrés soit couverte sur 20 % de sa surface par des végétaux.

      Les toitures vertes sont donc en plein développement et en phase de devenir un standard en matière de construction immobilière. Nous avons tout à gagner à les voir apparaître sur les toits de nos bâtiments. Mais pourquoi plaisent-t-elles autant ?

       

       

      Le détail des avantages d’une toiture végétalisée 


      Les toitures végétalisées se multiplient aussi à Paris. Différentes études menées à partir des années 80 ont attesté des bienfaits de ces dispositifs pour la restauration et la protection de la biodiversité, ainsi que pour l’amélioration des conditions climatiques en milieu urbain. La végétalisation de toiture consiste, en fait, à mettre en place un ensemble de matériaux et de végétaux sur un toit plat ou en pente. Au-delà de l’aspect écologique, les toitures végétalisées présentent de nombreux atouts pour les bâtiments. Tour d’horizon des avantages de ce système de plus en plus populaire.



       



      Bienfaits écologiques et environnementaux

      La présence des toitures vertes en milieu urbain génère un apport d’oxygène en filtrant un bon nombre de polluants atmosphériques, tels que l’oxyde d’azote ou encore le dioxyde de soufre. La végétation des toits permet également de retenir la poussière, réduisant ainsi la quantité de particules présentes dans l’air ambiant, ce qui contribue à l’assainissement de l’air ambiant.

      Par ailleurs, l’évapotranspiration produite par les toitures végétalisées augmente le taux d’humidité de l’air et favorise la formation de rosée, un procédé indispensable à la fixation des pollens et des poussières en suspension dans l’air. Les particules de carbone et de plomb, de même que les matières organiques particulaires sont entraînées vers le sol où elles nourrissent les plantes, les insectes ou les bactéries.

       

      • Esthétisme et urbanisme

      Les toits verts redonnent aux agglomérations urbaines une nouvelle valeur esthétique et revalorisent les bâtiments. Ces dispositifs ont également un impact social, du fait de leur contribution à l'amélioration de la qualité de vie des citadins. D’autre part, la mise en place de toitures végétalisées crée des espaces verts qui peuvent être aménagés en espaces de loisir et de détente lorsqu’ils sont accessibles.

      Les toitures végétalisées contribuent également à améliorer les conditions climatiques en milieu urbain, en particulier lors des chaleurs caniculaires. La végétalisation des toits permet de réduire les surfaces en béton qui absorbent et retiennent la chaleur au sein des villes.

       

      • Amélioration de la gestion de l’eau et réduction des risques d’inondations en milieu urbain

      Lors de fortes averses, en présence de toitures vertes, toute l’eau de pluie n’est pas instantanément conduite vers les égouts. Une partie de l’eau absorbée par les couches de végétation est consommée par les plantes et une autre est rejetée dans l’atmosphère par l’évaporation, ce qui permet de réduire les risques de surcharge des réseaux d’assainissement.

       

      • Protection de l’étanchéité

      La toiture est l’une des zones la plus en proie à être prématurément dégradée, particulièrement en ce qui concerne l’étanchéité. Les substrats de cultures des toitures végétalisées constituent une protection sur l’étanchéité en abritant les matériaux imperméabilisants des ultraviolets (UV) et des intempéries. Cette protection permet d’espérer une durée de 30 à 50 ans de la membrane d’étanchéité des toitures.

       

      • Amélioration des performances thermiques et acoustiques

      Une membrane de toiture directement exposée au soleil est susceptible d’atteindre une température de surface allant jusqu’à 65°C alors que la même membrane recouverte de végétaux affiche une température variant entre 15 et 20°C. La température du toit influe sur la température intérieure d’une bâtisse, ainsi que sur les besoins de climatisation, permettant ainsi des économies d’énergie. En ce qui concerne l’isolation acoustique, la végétalisation des toits permet d’atténuer les bruits d’impact ainsi que les bruits aériens.

       

      Les toitures végétalisées permettent donc de contribuer à un développement urbain harmonieux et plus respectueux de l’environnement. Elles ne sont pas la solution à tous les maux de nos villes mais elles constituent l’une des meilleures armes contre les pollutions urbaines qui sont responsables de la dégradation prématurée des bâtiments et source de stress pour les citadins.

       

       

      Un chantier de toiture végétalisée Konsam au sud de Paris

       

      La composition d'une toiture végétalisée

      Sur l’élément porteur du toit terrasse, souvent composé de bois, de béton ou d’acier, les étancheurs posent un pare-vapeur permettant la protection contre l’infiltration des eaux pluviales et des éventuels phénomènes de condensation. Par-dessus une isolation thermique, est mise en œuvre. Afin de protéger cette dernière, deux couches de membranes bitumineuses sont soudées pour assurer l’étanchéité de la toiture. Celles-ci étant spécifiquement traitées, les racines des végétaux ne pourront pas pénétrer le procédé isolant. L’eau de pluie est dirigée vers les évacuations pluviales grâce une couche de drainage souvent composée de polyéthylène gaufré. Enfin un substrat de culture, mélange de terre, de compost et de liège est déposé permettant d’accueillir la végétalisation. Cette dernière peut être un tapis végétal pré-cultivé ou encore des bacs pré-cultivés.

       

      Les différents types de toiture végétalisée

      Les toitures végétalisées sont aussi appelées « toitures vertes », « toits végétaux » ou plus scientifiquement PCVH (Paroi Complexe Végétalisée Horizontale) et peuvent être mises en place sur des toits-terrasses ou des toits en pente allant jusqu’à 60 %. Il existe trois différentes techniques de végétalisation de toiture : 

      • Les végétalisations extensives

      Ce type de toiture verte est constitué de végétation de type « mousse », nécessitant peu d’entretien, sauf en cas d’éventuelle sécheresse prolongée. L’épaisseur des substrats est relativement faible, variant entre 5 et 15 cm. Les végétalisations extensives peuvent être posées sur des structures légères grâce à leur faible charge (70 à 170 kg/m²).

      • Les végétalisations semi-intensives

      Adaptées à tous les types de toitures, les végétalisations semi-intensives permettent de reproduire l’aspect d’un jardin traditionnel. Les substrats présentent une épaisseur de 12 à 30 cm et un poids de 150 à 350 kg/m².

      • Les végétalisations intensives

      Les systèmes de végétalisation intensive sont mis en œuvre avec des profondeurs pouvant aller jusqu’à 1 mètre. Ils nécessitent un entretien régulier (arrosage, coupe,…) et sont réservés aux constructions neuves du fait de la surcharge considérable qu’ils entraînent : avec des substrats de 30 cm à minima et un poids de plus de 600 kg/m².

       Il existe aussi des structures végétales légères ou expansives : certaines peuvent avoir un aspect de tapis végétal quand d’autres ressembleront plus à une plantation élaborée et touffue. 

       

      Le toit végétal, est-il adapté à ma copropriété?

      Dépenses énergétiques réduites et espace de vie supplémentaire ajoutant une plus-value à la vente ou une facilitation de la location : le projet est séduisant !

      Il faut avoir cependant à l’esprit que la mise en œuvre d’un complexe végétalisé nécessite des engins de levage importants pour acheminer les matériaux (substrat et couche végétale conditionnés en rouleaux ou en caissettes). Ceci engendre un coût supplémentaire par rapport à une solution de réfection d’étanchéité traditionnelle. En pratique le coût d'un toit végétal reste élevé et dissuade souvent les copropriétés de s’orienter vers ce type de procédé d’étanchéité.

      Il reste aussi un frein majeur à la généralisation des toitures végétalisées : pour les projets de rénovation de bâtiments anciens, le poids des toitures végétalisées n’est pas toujours compatible avec la portance des structures. Ce type de complexe d'étanchéité est de plus en plus répandu dans la construction neuve, mais reste plus rare dans le cadre de la réfection de l’étanchéité des immeubles anciens.

      Le département étanchéité de Konsam recommande donc souvent les toitures isolantes avec gravillon qui permettent un très bon drainage des eaux pluviales et la mise en place d’un procédé isolant performant. 



      Les Jardins de Gally - Toit végétalisé du Palais de Chaillot créé en 2007


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